Journal de bord - Jeudi 12 janvier - an de grâce 5285
J’ai décidé de recruter de nouveaux éléments. En effet le vaisseau est grand, et il nous manque du personnel.
J’ai d’ailleurs essuyé les terribles désagréments d’une grève fomentée par mon équipage. La délégué syndicale étant Séverinabandolia, imaginez les revendications !!!
Après plusieurs réunion de conciliation, de pourparlers, de signatures et de promesses, nous sommes parvenu à un accord :
L’octroi d’une semaine de vacances (avant notre départ pour de nouvelles aventures) à chaque personnel. Séverinabandolia en a d’ailleurs profité pour partir vers une destination inconnue avec le lieutenant Xavier, qui n’a eu d’autre choix que d’accepter. Il a dit qu’il nous raconterait comment cela s’est passé.
Le doc Bedo est parti au ski avec sa femme. Et oui, vous avez bien lu : sa femme. Il l’a rencontré à l’hôpital central de la terre. Il faisait une gastro, elle une crise de panique. Il se sont percutés dans le couloir : doc Bedo cherchant les toilettes, latatcha (c’est ainsi qu’elle se nomme) cherchant la sortie. Ils se sont plus au premier regard. Le doc Bedo, en bon rital, a utilisé toutes les techniques de séduction qu’il connaissait : la marche à la Aldo, la technique de la maladresse, le rire, les blagues, les pets et n’y pouvant plus, a sorti son sexe pour le taper contre le mur.
Silviaprovincia est partie elle aussi au ski.
Le reste de l’équipage préféra rester non loin du vaisseau, à se reposer sans changer d’air.
C’est pendant cette période que je commençais à chercher les membres de l’équipage qui me manquait : on avait une salle de sport, à bord du vaisseau mais pas de directeur sportif. Aussi je débauchais d’une entreprise « vistaform’ » ou un truc dans ce genre, un gars. Tout le monde l’appelait Quale (prononcez qouâle). Plaquette de chocolat, muscle saillants, blonds et le regard bleu azur, il était la compétence même en matière de sport. Toujours en train d’en faire d’ailleurs : il a signé son contrat en faisant des pompes en même temps ! (sur une seule main évidemment l’autre servant à écrire…).
La salle de sport disposait maintenant d’un entraîneur digne de ce nom. Je n’ai pas embauché que lui. J’ai également pris sa fidèle assistante : Miss kad. Miss kad prenait des cours de hip-hop dans l’ancien centre et au fur et à mesure des cours, elle devint son ami. Il ne voulait pas se séparer d’elle tout comme elle ne voulait pas se séparer de lui. Il y avait une espèce de symbiose entre eux. Il n’avait presque pas besoin de se parler (si vous voyez ce que je veux dire…).
Dès le premier jour, il nous fit un cours de body stretching. Le chef Yann se foula la cheville. Comme le médecin Bedo n’était pas là, il partit à l’hôpital central de la terre.
Le lendemain, nous avions tous des courbatures. Je me rendis dans les quartiers de Quale. Il avait un ballon de basket à la main et tentait de faire des paniers.
Il s’arrêta en me voyant : « oui, captain Birk »
« captain Beurk soulignais-je. C’était juste pour vous dire que l’équipage et moi-même vous souhaitons la bienvenue à bord du vaisseau et que j’espère que vous ferez du bon travail. »
je rajoutais : « pourriez-vous également allez un peu moins vite pour le body stretching s’il vous plaît parce que le super intendant Marco a tenté de vous suivre et au bout de cinq minutes, il avait une baisse de tension. »
« je ferais mon possible mon capitaine »
« ah, je voulais vous dire aussi de faire des geste moins violents parce que le chef de la sécurité Eric suit le cours avec son nunchaku. Résultats : ecchymose pour tout ceux autour de lui. Tenez, regardez » je lui montrais mon bras droit couvert de bleus.
« voyez, j’étais à sa gauche »
il me regardait d’un air songeur : « effectivement… »
je rajoutais « c’est pas tout, attendez que le lieutenant Xavier revienne, là, va falloir prévoir des brancards ! ».
« si je comprends bien, vous m’engagez pour faire du sport mais pas trop »
« au début du moins, le temps que le personnel s’habitue »
« je vous emmerde capitaine »
décidément, je n’ai vraiment aucun pouvoir sur ce vaisseau…
je suis fatigué, vivement demain !
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