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Vendredi 19 octobre 2007
Mercredi 18 avril - Mauritanie non loin de Zouérat. Sahara

 

Cela faisait maintenant 3 heures qu’il marchait dans le sable fin du désert du Sahara, et toujours pas une oasis en vue. Sa gourde était presque vide, cela devenait urgent de trouver, cette pu.. d' oasis.

Xavier, tout transpirant et à voix haute : quel con ! j’aurais plutôt du m’entraîner à Notre Dame du Mai ! mais qu’est-ce qu’il m’a pris de venir ici bordel !

La chaleur que dégageait le soleil était atroce. La luminosité lui faisait mal à la tête. Il s’arrêta et tendit l’oreille... Un chameau !

Il mit sa main en visière et aperçu une caravane de bédouins. Comptant sur l’hospitalité légendaire de ces hommes des sables, il fit de grands gestes en criant : « ooooohhhééééé ! oooooohééééééé de la caravane ! »

 Aucun des hommes ne détourna la tête, préférant continuer leur route.

Enervé sans doute par la chaleur, xavier sorti de sous sa djellaba son arme de service dont il ne se séparait jamais, même pas pour faire l’amour.

Il tira en l’air, ignorant toute prudence, en criant :

 Xavier (menaçant) : « mains en l’air les bédouins ! on rigole plus ! police ! ceci est une enquête policière ! je réquisitionne ce putain de chameau là !(dit-il en le montrant du doigt) et puis passe moi ta gourde toi ! »

 

C'est alors qu'il aperçut les canons des kalachnikovs qui dépassaient des djellabas des bédouins. Son ton fut soudain plus amical.

Xavier (très urbain) : bon ça va les gars, veuillez m’excuser mais je n’ai pas l’habitude de cette chaleur, auriez vous s’il vous plaît l’obligeance de m’indiquer la route pour l’oasis la plus proche ? il me semble que je me suis perdu... j’ai de la chance d’être tombé sur des hommes aussi sympathiques que vous même si je n’aperçois que vos yeux !

Les bédouins ne répondaient toujours pas, mais Xavier avait capté leur attention. Il continua son étrange monologue sentant que la situation pouvait dégénérer à tout moment. Xavier avait vite compris qu’il s’agissait en fait d’opposants au régime en place. Il fallait donc la jouer « cool » - genre Ricardo Tubbs et Sony Crockett dans miami vaïce -. Là, en ce moment, il était plus Ricardo que Sony. Ou Sony sans ses espadrilles légendaires...

Xavier (pas très tranquille) : fait chaud hein ? je sais pas vous mais ça me rend moite moi !

Les bédouins : ...

Xavier (en montrant les dunes) : et puis toutes ces dunes ! ça me donne des flatulences...

Les bédouins (toujours silencieux) : ....

Xavier : z’avez pas de l’Arnica ? vous savez moi quand je voyage, j’ai toujours des problèmes intestinaux ! ah ah ! mais c’est pas grave si vous n'en avez pas, je me débrouillerai à l’oasis la plus proche ! ahaha !

L’un des bédouins, aussi vif que l’éclair, sortit son arme. Ses compagnons l’imitèrent.

Le méchant bédouin : toi prisonnier de nous maintenant !

Xavier, dans un soupir fataliste : ok ok, c'est bon.

Il jeta son arme à terre, ou plutôt dans le sable, et leva les mains en l’air. Ce n’était pas le moment de jouer au héros... au moins, il allait manger et boire, c’était déjà pas si mal. Tout ça pour un entraînement randonnée !

Après quelques heures de marche, la petite caravane et Xavier arrivèrent au campement militaire des renégats.

Xavier, admiratif : c’est bien aménagé ! vous avez même un Cessna ! (pour le béotien : c’est un petit avion à hélice, on en a besoin pour la suite de l’histoire...)

On l’amena dans une tente censée être sa cellule. Elle n’était gardée que par un seul homme qui semblait s’ennuyer à mourir. De toute façon, il ne pouvait pas s’échapper sans eau ni boussole. Xavier, que des années dans la police avaient rompu à toutes les techniques de négociations, guérilla urbaines et autres procédures en tout genre attendait tranquillement son heure. Il avait un plan.

Il attendit patiemment le crépuscule, c’est à dire le moment où le camp aurait le plus de chance d’être calme. Là, il interpella son geôlier.

Xavier, chuchotant à moitié : hep ! hep ! toi le garde ! faut que que je te parle ! hep ! hep !

Au bout d’un moment, le garde se retourne.

Garde bédouin : qu’est-ce que tu veux ?

Xavier, étonné : tu parles bien français dis donc !

Garde bédouin : cours par correspondance avec le CNED

Xavier : ah...

Xavier se reprend, pensant mettre la phase 1 de son plan en action : je m’ennuie, tu t’ennuie pas toi ?

Garde Bédouin : si je m’emmerde comme c’est pas permis

Xavier : ouah ! ils t’apprennent même les gros mots au CNED ?

Garde Bédouin : Stage de formation obligatoire sur le campement en vue d’actions déstabilisatrice sur les touristes français qui ont envie de faire du tourisme en Mauritanie.

Xavier, pensif : ah.

Xavier se reprend : donc tu t’emmerdes ! hé ben j’ai justement un petit jeu tout simple à te proposer. Ça s’appelle le Chabadabada. Tu veux que je t’expliques ? on peut miser du pognon si tu veux dit-il en sortant une liasse de billets de 5 euros.

 Le garde bédouin semble intéressé : c’est long à apprendre ?

Xavier : meuh non ! c’est tout con ! attends que je t’explique.

Tou be continued…

Next episode: les règles du Chabadabada.

 

par liopane publié dans : aventure !
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