« Un monde si effrayant »
La violence est une alliée qui libère de toutes les frustrations. Du moins le croit-on. C’est une drogue dont il est difficile de se passer. Tout est lié : l’amour, le sexe, la violence, la haine… Des sentiments ou des actes parfois si proches, si confondant, si confondus, qu’il est souvent impossible de savoir qui est l’un, qui est l’autre.
Société moderne de consommation, de loisirs et de plaisirs immédiats où tout est conduit par l’argent. S’en est devenu tellement normal que l’on y pense même plus. On peut y greffer les passions religieuses qui ont une tendance à s’exacerber, accélérant la violence et la haine de l’autre. L’autre… Cet homme ou cette femme. Nous sommes en train de perdre le fil conducteur. Nous sommes en train de l’oublier au profit d’une vision individualiste de la société. C’est Babel, cette tour en ce qu’elle a de plus sinistre. Mondialisation du monde, de l’économie, des catastrophes naturelles, de la pensée…
L’Humanité n’a pas compris – et ne comprendra sans doute jamais – que sa survie dépend de sa capacité à vivre avec ce qui l’entoure. L’homme ne sait pas faire ça. Il cultive sa différence. Pas dans le bon sens. D’aucuns diront qu’il s’agit là d’une vision manichéenne de la société. Le bien et le mal, tout est noir ou blanc, pas de gris…. Idées utopiques ? peut-être. Mais peut-être aussi ne serait-ce pas si mal de penser une société où cohabiterait, sans violence ni heurt, plusieurs pensées, sans doute axées sur l’homme. Car ne l’oublions pas, c’est l’Homme qui doit être au centre. La politique doit le servir, l’économie doit le nourrir, la pensée doit le faire évoluer. Tout est moyen au service de l’animal-homme. Subtil mélange de vivre en communauté et individualisme. L’un et l’autre ne doivent pas être en concurrence, mais plutôt se compléter. Pas facile (impossible ?) de réussir cette étrange mixture. Mais il n’est jamais trop tard…
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