Journal de bord - vendredi 5 novembre 5284
Notre vaisseau a quitté l'orbite de TOULONNUM. Son gouverneur nous a confié une mission périlleuse: récupérer sa fille, kidnappée par les pirates de l'espace. En fait, son plus dangereux représentant: LOÏC LE TERRIBLE, dit LOÏC LA TRIQUE, dit encore LOÏC LE SOURIANT dit encore LOÏC BARBITURIQUES (il vous endort en souriant... et paf!), dit encore LOÏC LE MODIFIE GENETIQUEMENT (on a jamais vu quelqu'un engloutir de telles doses de Génepaï, cet alcool mystérieux qui peut décimer des populations entières si l'on n'y prend pas garde).
Bref, tout le monde était content de repartir en mission. Nous commencions à nous rouiller. Pour ne rien laisser au hasard, j'ai demandé au Capitaine en second Eric qu'il remette à niveau physiquement mon équipage. Il m'a regardé longuement. j'ai soutenu son regard. Une larme a coulé sur sa joue. Puis Il prit une grande inspiration:
- ça va être dur. très dur.
Je lui répondis:
- Je sais, mais c'est un excellent job pour vous. En fait, vous êtes le seul à pouvoir assumer cette tâche difficile. J'ai pleinement confiance en vous capitaine. ne me décevez pas.
- Je vous emmerde commandant.
- ........
Il se mit au travail après cette discussion pleine de tension: poignet foulé pour le cuistot, gros hematum pour le superviseur Marco, nez cassé pour le vigile Bastien (peut être va t-il en profiter pour se le faire refaire...), entorse au pied et diverses contusions pour le médecin Bedo qui se soigne toujours avec des laxatifs.
Heureusement le repère de LOÏC LE TERRIBLE, dit LOÏC LA TRIQUE, dit encore LOÏC LE SOURIANT dit encore LOÏC BARBITURIQUES, dit encore LOÏC LE MODIFIE GENETIQUEMENT est encore à des années et des années lumières. Le lieutenant Xavier était quant à lui empli d'une douce euphorie. Il s'entraînait régulièrement et pendant ses temps de pauses, allait retrouver Severinabandolia, toujours aussi revêche.
Quelque chose de bizarre toutefois, mais qui a cependant vite été résolu: le lieutenant Xavier était allé comme d'habitude se reposer (si l'on veut...) auprès de Séverinabandolia (qu'il est long son nom!!!!!). L'entraînement ayant repris, il quitta ses quartiers pour rejoindre ses camarades. En plein milieu de l'exercice, l'alarme retentit (les caméras sont en effet equipés d'un système avec différentes sonnerie selon la gravité de l'événement filmé).
C'était "les lacs du conémara (d'aucun auront rectifiés l'orthographe de ce titre d'un certain Michel Sardou. En tout cas, c'est comme cela qu'on l'écrit en l'an 5284....)"; autant dire une alerte de niveau maximale. Et c'était dans la chambre de Séverinabandolia!!!
Le médecin Bedo était dépêché sur les lieux (il arriva une demi heure plus tard à cause de son entorse ET de ses laxatifs). Il trouva severinabandolia dans sa couche, étendue sur le ventre, la tête pendante dans le vide. Son visage passait du bleu au vert et elle avait du mal à respirer. Le médecin Bedo s'évanouit aussitôt. L'odeur ne tarda pas à se répandre dans le couloir, faisant tomber l'équipage comme des mouches. C'est au prix d'un terrible effort que je réussis à activer les ventilos de l'aération d'urgence. Tout le monde repris sa couleur normale en quelques minutes.
Le lieutenant Xavier avait des problèmes gastriques. Autant dire un cimetierre dans le cul ou une usine de traitement des eaux usés, au choix. J'ordonnais au mécano Tony de nous construire une espèce de caisson portatif où notre bon lieutenant pourrait se soulager de ses gaz sans incommoder personne. Celui-ci me repondit que cela prendrait Quelques minutes.
Cela fait maintenant quinze jours que nous portons des masques à gaz excepté le lieutenant Xavier pour qu'il comprenne qu'il y a des endroits pour péter et qu'il pourrait essayer de se retenir quelquefois.
je suis fatigué. vivement demain!
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